Le Judo histoire du Kodokan

Posté par Manu le 25 juillet 2009


jigorokano2.jpg

En 1876, JIGORO KANO, à 16 ans, ne mesurait qu’un mètre cinquante et pèsait à peine 48 kg. Il décida donc de fortifier son corps, par la pratique de la gymnastique et du base-ball. Mais ces sports s’avérèrent trops durs pour sa faible constitution. De plus, lors des querelles entre étudiants, KANO était toujours battu. Blessé dans sa fierté de fils de samouraï, il décida d’étudier le Ju Jitsu

Les arts martiaux traditionnels japonais, et le Ju Jitsu en particulier, n’étaient plus très répandus au Japon.

Le Ju Jitsu était complètement délaissé et méprisé par les intellectuels et la noblesse nipponne. Il était encore pratiqué dans quelques écoles par un public d’origine populaire.

 

Une blessure due au Ju Jitsu était classée comme blessure du 3ème ordre par la médecine militaire comme les maladies vénériennes. La sentence était donc une grande honte.

 

jigorokano3.jpg

JIGORO KANO eut bien des difficultés à s’initier à cette méthode de combat, ses origines sociales élevées et son statut d’étudiant l’obligeant à pratiquer en secret.
Son premier professeur fut HACHINOSUKE FUKUDA (1877). KANO s’initia aux mystères du Ju Jitsu de l’École du cœur de saule. En 1879, âgé de 82 ans, FUKUDA mourait et KANO héritait de ses archives. Il devint ensuite l’élève du maître ISO, puis du maître LIKUDO, 1885.
En 1877, KANO entra en université impériale de Tokyo, où il étudia beaucoup les manuels européens d’éducation physique, de boxe et de gymnastique. Il est donc probable que le judo dusse beaucoup à ces influences étrangères, et que KANO tenta une synthèse entre le Ju Jitsu ancestral et les principes de la mécanique occidentale.

 

En 1882, KANO s’installe, agé de 22 ans, dans un petit temple bouddhique. C’est dans ce temple, berceau du JUDO que KANO installa son premier DOJO avec quelques élèves (neuf, pour être exact) et une vieille servante.

kanoukigoshi.jpg

 

Quel but visait-il ? Mettre au point un système d’éducation physique et de formation du caractère basé sur le Ju Jitsu. Il fallait en faire un moyen d’entraînement similaire à celui de certains sports occidentaux.

 

A l’âge de 24 ans, en 1884, KANO fonda sa nouvelle école : l’école du judo KODOKAN.

 

Le fondateur considérait que son art, s’il s’inspire du Ju Jitsu, était entièrement nouveau. Il dit :

« Mon art n’a pas d’origine, j’ai créé un art tout neuf détaché de toutes les écoles anciennes dont je n’ai gardé que quelques éléments de base. Donc, si à l’avenir, les membres du KODOKAN arrivent à créer une nouvelle forme de judo, ils devront l’appeler KODOKAN… parce qu’elle vient du KODOKAN »

(conférence de presse de J. KANO en août 1888)

 

Il y a donc la naissance de ce que nous appelons aujourd’hui une pratique nouvelle.

J. KANO a cherché à distinguer nettement le judo des autres arts martiaux. L’école de KANO était fréquentée par de nombreux fils de familles nobles et riches. Le judo KODOKAN, à ses débuts, apparaît comme une pratique de classe distinctive. En 1890, le judo devint rapidement la pratique favorite de la bourgeoisie et de la noblesse. Puis le judo entra dans l’armée et la police.

 

J. KANO se chargea donc lui-même d’exporter sa pratique au cours de ses nombreux voyages en Europe et en Amérique. Il confia à ses meilleurs élèves la direction du KODOKAN.

 

En 1897, le gouvernement japonais institua une école nationale de tout les arts martiaux : le BUTOKUKAI. Peu de temps après, le BUTOKUKAI devint un rival du KODOKAN.

 

 

 

Quelques années plus tard, les écoles supérieures et professionnelles patronnées par l’Université impériale formèrent une autre fédération: le KOSEN.Toutefois, le KODOKAN continua son ascension :

kodokanname.jpg

 

 

 

     

  • 1884 : 1er local du KODOKAN 40 m2 – 17 élèves
  • 1886 : 2ème local 80m2 – 98 élèves
  • 1887 : 293 élèves
  • 1888 : 378 élèves
  • 1897 : le KODOKAN est le plus grand Dojo du Japon avec 185m2. Le judo est officiellement enseigné à l’école: dans les classes secondaires et même dans les classes primaires. Le judo est inscrit dans le programme des cours.
  • 1909 : le KODOKAN devient institution publique. Une section féminine est ouverte, KANO crée un cours de formations de professeurs, le KODOKAN est doté d’associations culturelles, de comités de recherche, de commissions d’étude…
  • 1934 : le KODOKAN est logé dans un nouveau bâtiment de 3 étages avec un tapis de 2000 m2

kodokan1885.jpg

Le 4 mai 1938, Maître J. KANO mourut. Le climat politique laissait pressentir la guerre. L’entraînement aux arts martiaux revint en force dans tout le pays. Le BUTOKUKAI devint tout puissant et forma toutes les couches de la population à l’esprit du BUSHIDO (voix du guerrier).

 

Le 7 décembre 1941, attaque contre la base américaine de Pearl Harbor. Depuis la guerre, des étrangers font des séjours plus ou moins long au KODOKAN.

jigorokano.jpg

12e DAN Blanc large
Ce grade est unique.

KANÔ Jigoro (1860-1938)

reçu à titre posthume à Tōkyō (Japon), maître-fondateur du judo

LES KATAS

Ces katas représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces katas nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d’en saisir le sens profond.

Les plus connus des katas sont :

  1. formes du kodokan :
    1. Nage-no-kata (forme des projections) composé de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza).
    2. Katame-no-kata (forme des contrôles) composé de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza).
    3. Kime-no-kata (forme de la décision).
    4. Goshin jutsu (forme moderne de la défense de soi).
    5. Ju-no-kata (forme de la souplesse).
    6. Itsutsu-no-kata (forme des cinq principes).
    7. Koshiki-no-kata (forme des techniques anciennes).
    8. Seiryoku-zenyo-kokumin-taiiku-no-kata (forme de l’entraînement physique et de la prospérité mutuelle) – ce kata contient le kime-shiki (forme de la décision – à destination des femmes).
    9. Joshi goshin-ho
  2. autres formes :
    1. Go-no-sen-no-kata (forme des contre-prises)
    2. Nanatsu-no-kata (forme des sept techniques)
    3. Nage-Ura-No-Kata (autre forme de contre prises crée par Maître Mifune)

Une Réponse à “Le Judo histoire du Kodokan”

  1. *********** dit :

    Conseils tres interessants. A quand la suite?

Laisser un commentaire

 

STADE CLERMONTOIS TT |
Saint Pierre de Plesguen Ka... |
Trail monts des Flandres |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Karaté Saint Claude 39
| SPORTnew
| sport et musique